
Bon, c’est pas le tout mais après avoir salivé devant la galette de Eve hier, on se cultive un peu aujourd’hui. Et oui, Lait Fraise, c’est aussi ça ;) Vous êtes prêts pour le petit cours d’histoire ? Attention, il peut y avoir une interro surprise.
La naissance du petit Jésus, la crèche, la présentation aux Rois Mages (Melchior, Gaspard et Balthazar), l’or, l’encens et la myrrhe …
Tout ça on connaît !
Mais la galette des rois, la fève, le roi et la reine, c’est né comment ?
C’est au cours de la commémoration de cette visite par les chrétiens, le premier dimanche de janvier, que l’on prit l’habitude de se réunir pour désigner à l’aide d’une fève glissée dans un gâteau un roi ou une reine…
La légende veut que la première fève ait été une bague perdue dans la pâte de la galette que confectionnait Peau d’Ane…
La tradition fait remonter l’usage de la fève au XIIIe siècle: elle symbolisait les secrets de la vie. Bien vite, la fève fit place à des pièces d’or puis à de petits objets de porcelaine: roi, reine, petit Jésus, baigneur, étoile, coeur, animaux, couronne, etc.
Louis XIV, petit, espérant trouver la fève, aurait déclaré : « Je serai deux fois roi« .
La galette, à l’origine ronde et plate avec une pâte plutôt épaisse, s’allégea et devint par la suite multiple : feuilletée, demi-feuilletée, dite « de plomb », bâtarde, de Madrid, de Suisse, bretonne, normande, fondante, du Périgord, salée… En Aquitaine, c’est une brioche en couronne truffée de fruits confits et de sucre en grains; dans le Sud-Est, on la trouve également sous forme de pâte briochée. Mais la galette la plus commune reste la feuilletée fourrée à la frangipane.
C’est la seconde épouse d’Henri IV, Marie de Médicis, qui se fit remettre la recette d’une crème à la poudre d’amande, élaborée par le cuisinier de son plus proche soupirant, le comte Frangipani. La recette eut un grand succès !
A l’époque, on partageait la galette en autant de parts que de convives, plus une appelée la « part du Bon Dieu » qui était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.
Il faut le reconnaître, la confection de la galette des rois ne demande pas un savoir-faire de grand pâtissier, surtout si l’on achète de la pâte feuilletée toute prête … N’est-ce pas Eve ? ;) dit celle qui ne cuisine pas (ou très peu).
Très important : pour assurer une distribution aléatoire des parts de galette, la coutume veut que la plus jeune personne de l’assemblée « tire les rois » et distribue les parts de galette aux convives !
Et attention, le bénéficiaire de la fève doit offrir la prochaine galette ! La petite histoire peut durer longtemps …
crédit photo : galette des rois © Picard Surgelés
(ne me dites pas que vous n’êtes jamais allées la chercher là-bas suite à l’annonce de l’arrivée imprévue de belle-maman !)