
Une peluche, un bout de tissu, un vieux t-shirt, un lange … Il est petit ou au contraire très encombrant. Mais c’est lui : le doudou !!! Celui que votre enfant a élu.
Si pour vous, le doudou ne représente qu’un bout de tissu élimé, gris de saleté et parfois puant que vous rêvez de kidnapper pour un petit passage en machine, l’enfant, lui, ne le perçoit pas comme ça.
Le pédiatre-psychanalyste anglais, Donald W. Winnicott, l’appelait « objet transitionnel » parce qu’il fait le lien entre ce que l’enfant connaît (sa maman, son papa, sa maison …) et le monde extérieur.
En effet, aux alentours de 8 ou 9 mois, l’enfant prend conscience qu’il est un être différent de celui de sa maman. Et il se rend compte que, parfois, sa maman s’absente et qu’il doit alors affronter des moments de solitude ponctuelle. Il redoute alors la séparation et peut se trouver dans un état d’angoisse (la fameuse « angoisse de séparation »).
Le plus souvent , c’est au cours de cette période que l’enfant choisit un doudou. Celui qui va l’accompagner et le rassurer lorsque vous le mettez au lit ou lorsque vous le déposez à la crèche ou le confier à sa nounou, sa grand-mère …
Votre enfant se sert alors de son doudou pour emporter avec lui un peu de vous et apprendre à être autonome en conservant un sentiment de sécurité devant les situations nouvelles.
Présenté comme ça, il semblerait que le doudou n’ait que des avantages, et pourtant j’avoue que j’étais plus que dubitative et sceptique devant l’utilité réelle du doudou avant d’avoir des enfants. J’avais même une petite tendance à le diaboliser (les doudous sales des autres enfants, on supporte moins que quand il s’agit du doudou de son petit rejeton …).
« Avant, j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants » comme on dit souvent.
Et c’est avec la crèche que j’en ai perçu l’intérêt, les séparations d’avec les parents n’étant pas toujours faciles et n’allant pas de soi. Et puis, les journées sont longues et le doudou rappelle la maison, la sécurité de maman …
Avec le doudou, l’enfant apprend à être autonome en conservant un sentiment de sécurité devant les situations
En même temps, pas toujours facile de doser l’usage du doudou et de la tétine. Et oui, l’un ne va pas sans l’autre à la maison … J’ai « instauré » (sauf exceptions évidemment) le doudou et la tétine mais au lit et normalement pas en dehors (ça ne marche pas toujours surtout avec « numerobis » qui y est très attaché).
Et que redoutent particulièrement les parents ? L’oubli, ou pire, la perte du doudou !!!
Alors, doudou ? pas doudou ?
crédit photos : a beautiful mess blog



























